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Points clés à retenir
- Deux abris de 5 m² sont autorisés s’ils restent distincts et non contigus
- Emprise au sol et surface de plancher sont deux calculs différents
- Au-delà de 5 m², déclaration préalable ; au-delà de 20 m², permis de construire
- Deux structures identiques posées ensemble peuvent attirer un contrôle
- Le PLU de la commune fixe les distances d’implantation à respecter
Peut-on installer deux abris de jardin de 5 m² sur son terrain ?
Oui, on peut installer deux abris de jardin de 5 m² sur un même terrain, sous conditions. C’est une question que j’entends souvent sur mes chantiers, et la réponse mérite mieux qu’un oui ou un non lâché en l’air.
Le code de l’urbanisme pose une règle simple à la base : ne sont pas soumis à formalités les constructions ayant une surface de plancher et/ou une emprise au sol inférieure à 5 m², selon droit-finances.commentcamarche.com. Un abri, pris isolément, en dessous de ce seuil, échappe donc à la déclaration préalable.
L’ANIL, l’agence nationale pour l’information sur le logement, confirme ce principe côté cumul : « les règles générales d’urbanisme n’interdisent pas l’installation de plusieurs abris de jardin de moins de 5 m² ». Rien n’interdit donc, en soi, de multiplier les petites structures.
Si cette question revient autant, c’est qu’elle cache un vrai calcul économique. On s’attaque à ça ensemble : deux abris de 5 m² coûtent souvent moins cher qu’un seul de 10 m², et surtout, ils évitent la taxe d’aménagement et les démarches en mairie. Sauf que ce raisonnement a des limites, et je vais vous montrer où.

Comment se calcule la surface qui déclenche une déclaration ou un permis
Avant de parler de cumul, il faut distinguer deux notions que j’ai moi-même confondues sur mon premier chantier : l’emprise au sol et la surface de plancher. La première, c’est la surface occupée au sol par la construction, avancées de toit comprises. La seconde exclut les murs et ne compte que l’espace intérieur sous 1,80 m de hauteur.
Ce n’est pas qu’un détail administratif. Ce que j’aurais voulu savoir avant de commencer : un abri peut dépasser 5 m² d’emprise au sol tout en restant sous les 5 m² de surface de plancher, ce qui change tout côté formalités.
Un exemple chiffré pour comprendre
franceabris.com donne un cas parlant : « s’il fait environ 7 m² de surface hors tout, il n’est qu’à 4,8 m² de surface de plancher, ce qui l’exonère de démarches administratives ». Un abri qui paraît grand sur le papier peut donc rester dispensé, uniquement parce que les murs et la toiture grignotent la surface habitable retenue par le calcul.
Le cumul, un point où les sources divergent
Là, il faut être honnête avec vous : les experts ne s’accordent pas totalement. droit-finances.commentcamarche.com affirme que « la surface de plancher s’additionnerait de sorte qu’il lui faudrait déposer une déclaration préalable au-delà de 5 m² voire un permis de construire si la surface de plancher dépasse 20 m² ». D’autres sources, comme bricomarche.com, considèrent au contraire chaque abri comme exonéré individuellement tant qu’il reste sous 5 m² et non contigu au voisin.
Dans mon expérience de terrain, je retiens qu’aucune des deux lectures n’est fausse : tout dépend de l’interprétation locale et de la vigilance du service urbanisme de votre mairie. Jusqu’à 20 m², seule une déclaration préalable en mairie suffit, précise habitatpresto.com, et au-delà, direction le permis de construire : « si l’emprise au sol fait 40 m², vous n’aurez pas d’autre choix que de demander un permis de construire ».
La collectivité garde aussi une marge de manœuvre. L’ANIL rappelle que « les abris de jardin dont la surface est inférieure ou égale à 20 m² peuvent être exonérés par décision de la collectivité ». Et côté fiscalité, bricomarche.com est clair : « la taxe d’aménagement s’applique aux constructions de plus de 5 m² d’emprise au sol ou de surface de plancher ». Le seuil de 5 m² n’est donc pas qu’une règle d’urbanisme, c’est aussi la frontière fiscale.
À partir de quand deux abris sont considérés comme une seule construction
Rien de sorcier, mais il faut le savoir : deux abris de 5 m² ne fusionnent pas automatiquement en une seule construction de 10 m² aux yeux de l’administration. bricomarche.com pose la condition clairement : « installer deux abris de 5 m² ne transforme pas automatiquement le projet en une seule construction de 10 m², tant que les deux unités restent physiquement distinctes et non contiguës ».
La non-contiguïté est donc le critère central. Deux structures collées ou reliées par un auvent commun risquent d’être lues comme une seule construction, avec un cumul de surface qui dépasse alors le seuil d’exonération.
Distance minimale entre les deux abris
Il n’existe pas de chiffre national gravé dans le marbre pour l’écart entre deux abris. Ne faites pas l’impasse là-dessus : c’est votre PLU (plan local d’urbanisme) qui fixe, le cas échéant, une distance de recul entre constructions sur une même parcelle. Un espace visible et net entre les deux structures reste, dans tous les cas, la meilleure garantie.
Quelles règles de distance et d’implantation respecter
Même sous le seuil des 5 m², les règles de distance par rapport aux limites de propriété s’appliquent. J’ai testé pour vous (et j’ai raté une fois ou deux) : sur un de mes chantiers à Montpellier, j’ai dû reculer un abri de 40 cm parce que le règlement local imposait une distance minimale par rapport à la clôture du voisin.
Le PLU de votre commune est le document à consulter en priorité. Il peut fixer des règles d’implantation plus strictes que la règle générale nationale, notamment en zone pavillonnaire dense ou à proximité d’un monument classé.
Où vérifier avant d’acheter
Le service urbanisme de la mairie reste le point de passage obligé. Vous pouvez aussi consulter le PLU en ligne sur le site de votre commune ou celui de l’intercommunalité, et demander un certificat d’urbanisme pour sécuriser votre projet avant tout achat de matériel.
La vraie différence, elle est là : un abri conforme à la règle des 5 m² mais mal placé par rapport à la limite de propriété reste un abri en infraction. Vérifiez toujours les deux volets, surface et implantation.
Taxe d’aménagement : ce que deux abris de 5 m² changent réellement
Pour visualiser les pièges à éviter, cette vidéo de So Nantes détaille le cas précis des deux abris de 5 m² sur un même terrain.
« Un abri de 5 m² exactement se situe à la limite de cette exonération », rappelle bricomarche.com. Un débord de toit un peu généreux, une terrasse attenante mal mesurée, et vous basculez au-dessus du seuil sans même vous en rendre compte.
« Si chacun des deux abris ne dépasse pas 5 m², ils restent théoriquement en dessous du seuil fiscal individuel », confirme la même source. C’est la logique que beaucoup de propriétaires cherchent à exploiter, et elle est légale tant que les structures restent distinctes.
La limite de l’optimisation avec deux abris jumeaux
mamaisonmonjardin.com met en garde : « si vous installez les deux mêmes abris de jardin jumeaux de moins de 5 m² côte-à-côte en même temps, vous vous exposerez à quelques questions gênantes ». Deux structures identiques posées le même jour, au même endroit, ressemblent trop à une construction unique découpée pour contourner la taxe.
Deux abris de 5 m² ou un seul de 10 m² : quelle option choisir
Deux petites structures séparées offrent une souplesse que je recommande souvent en aménagement de jardin : un abri pour les outils, un autre pour le mobilier de piscine ou les vélos, chacun avec son propre accès. mamaisonmonjardin.com résume l’intérêt fiscal ainsi : « plutôt qu’un abri de 9 m², installez-en deux de 4,5 m² pour éviter la taxe d’aménagement ! »
Côté budget, deux petits abris reviennent parfois plus cher au m² qu’un seul grand, à cause du doublement des fondations légères et des accessoires. Mais l’économie sur la taxe d’aménagement et l’absence de déclaration compensent souvent la différence.
Un seul grand abri de 10 m² reste pertinent si vous avez besoin d’un volume continu, par exemple pour un atelier ou un espace de stockage de vélos volumineux. Dans ce cas, mieux vaut assumer la déclaration préalable dès le départ plutôt que bricoler un montage à deux structures mal justifié.
Comment installer ses deux abris sans risquer un contrôle ou un redressement
Dans mon expérience de terrain, la solution la plus sûre reste la simplicité. bricomarche.com recommande de « privilégier des abris sans fondations permanentes, posés sur des dalles amovibles ou sur un lit de graviers, et de conserver les deux structures à 5 m² exactement ».
Différenciez aussi les deux abris : matériaux différents, usages distincts, implantation décalée dans le jardin. Un abri en bois pour les outils, un abri résine pour le mobilier de jardin, positionnés à des dates d’achat différentes, racontent une histoire cohérente plutôt qu’un montage suspect.
Les contrôles existent bel et bien. mamaisonmonjardin.com le rappelle : « de nombreux dossiers sont en cours pour régulariser les situations d’abris non déclarés ». Si la mairie vous envoie une demande de régularisation, ne l’ignorez pas : mieux vaut déposer une déclaration a posteriori que risquer une mise en demeure de démolir.
Questions fréquentes
Quelle taxe pour un abri de jardin de 5 m² ?
Un abri de 5 m² d’emprise au sol ou de surface de plancher pile au seuil se situe à la limite de l’exonération. En dessous de 5 m², il échappe à la taxe d’aménagement ; au-delà, même d’un centimètre, la taxe s’applique.
Peut-on mettre 3 abris de jardin de 5 m² ?
Rien n’interdit sur le principe d’ajouter un troisième abri de moins de 5 m², à condition que chaque structure reste distincte et non contiguë aux autres. En revanche, plus le nombre de petites constructions identiques augmente sur une même parcelle, plus le risque de requalification par la mairie grandit.
Peut-on mettre 2 abris de jardin de 20 m² ?
Chaque abri de 20 m² nécessite au minimum une déclaration préalable
en mairie. Cumulés, deux abris de 20 m² atteignent 40 m², un seuil qui impose cette fois un
permis de construireselon habitatpresto.com.



